Accréditation – Participation de la RDC à la COP30 (Belém, Brésil)
La République démocratique du Congo, Partie à la CCNUCC, prendra part à la COP30 qui se tiendra à Belém, Brésil.
L’accréditation gouvernementale pour participer aux événements officiels est soumise à des conditions strictes visant à garantir l’efficacité de la représentation institutionnelle et le respect des exigences administratives et logistiques.
Chaque institution pourra désigner un maximum de trois (3) délégués, munis d’un passeport valide de plus de six mois et d’un ordre de mission officiel. Cette limitation est imposée compte tenu des capacités restreintes d’accueil à Belém.
La préparation complète du voyage devra inclure :
La représentation devra être équilibrée, en veillant à la participation des jeunes et à une représentation équitable du genre, conformément aux critères établis par le Gouvernement.
Il est rappelé que, pour des raisons de capacité et de contraintes logistiques, toutes les demandes ne pourront pas être acceptées. Les personnes non retenues auront toutefois la possibilité de suivre les événements en ligne.
Nous comptons sur votre compréhension et votre stricte collaboration afin d’assurer une participation responsable, équilibrée et conforme aux normes établies par le Gouvernement de la RDC.
L’obtention de l’accréditation implique également le respect strict des lois et de l’ordre du pays hôte, le Brésil, ainsi que des règles établies par la CCNUCC à travers son code de conduite.
Liste d’intégrité pour les délégations nationales à la COP
La Conférence des Parties (COP) de la CCNUCC est la principale instance mondiale de prise de décision en matière de lutte contre la crise climatique.
Pour maintenir la confiance dans l’action climatique multilatérale, il est essentiel que les délégations nationales fassent preuve de transparence,
de responsabilité et d’intégrité dans leur composition et leur conduite. Cette liste aide les gouvernements à renforcer la crédibilité de leurs délégations
et à prévenir toute influence indue, améliorant ainsi la légitimité et l’efficacité des négociations climatiques mondiales.
Elle s’applique à tous les participants des délégations nationales et des accréditations supplémentaires (« party overflow »).
1. Transparence des délégués et de leurs affiliations
☐ Publier, bien avant la COP, une liste complète et à jour de tous les délégués de la délégation nationale, ainsi que des participants disposant de badges supplémentaires (« party overflow »).
☐ Publier, avant la COP, toutes les affiliations des participants aux industries fossiles et autres industries polluantes, qu’elles soient privées ou publiques, y compris (mais sans s’y limiter) : actionnaires/propriétaires, membres de conseils d’administration ou d’organes de gouvernance, postes de direction, contrats de conseil ou fonctions de conseil non rémunérées.
☐ Veiller à ce que les informations ci-dessus soient accessibles tant au niveau national que via les canaux officiels du Secrétariat de la CCNUCC.
2. Code de conduite
☐ Exiger que tous les membres des délégations et des participants supplémentaires signent un code de conduite mettant en avant la transparence, l’intégrité et le respect des principes du processus de la CCNUCC. Celui-ci doit inclure des engagements explicites à : agir dans toutes les interactions dans l’intérêt supérieur de l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris ; éviter les conflits d’intérêts, en particulier avec les industries des combustibles fossiles ; déclarer toutes affiliations pertinentes actuelles ou passées avec les industries fossiles ou autres secteurs fortement polluants.
☐ Mettre en place des procédures et processus internes pour traiter les violations du code de conduite, y compris le retrait de la délégation si nécessaire.
En appliquant cette liste de contrôle, les délégations nationales réduisent les risques d’influence indue et garantissent l’efficacité des COP,
en reflétant les intérêts des populations et de la planète dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris. »
Évolution de notre participation dans les différentes COP











Les différentes thématiques
La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) aborde plusieurs thématiques essentielles liées à la lutte contre le changement climatique. Voici les principales :
Attenuation
Étant donné la relation directe entre les températures moyennes mondiales et la concentration de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, la solution au problème du changement climatique réside dans la diminution des émissions rejetées dans l’atmosphère et dans la réduction de la concentration actuelle de dioxyde de carbone (CO2 ) en renforçant les puits (par exemple, en augmentant la superficie des forêts). Les efforts visant à réduire les émissions et à renforcer les puits sont appelés « atténuation ».
LeConventionexige que toutes les Parties, compte tenu de leurs responsabilités et de leurs capacités, élaborent et mettent en œuvre des programmes contenant des mesures d’atténuation du changement climatique. Ces programmes ciblent l’activité économique afin d’encourager les actions plus propres ou de décourager celles qui génèrent de grandes quantités de GES. Ils comprennent des politiques, des dispositifs d’incitation et des programmes d’investissement qui concernent tous les secteurs, notamment la production et la consommation d’énergie, les transports, le bâtiment, l’industrie, l’agriculture, la foresterie et autres utilisations des terres, ainsi que la gestion des déchets. Les mesures d’atténuation se traduisent, par exemple, par une utilisation accrue des énergies renouvelables, l’application de nouvelles technologies telles que les voitures électriques, ou des changements de pratiques ou de comportements, comme réduire la conduite automobile ou modifier son alimentation. Elles incluent également l’expansion des forêts et autres puits de carbone pour éliminer davantage de CO2 de l’atmosphère, ou simplement l’amélioration de la conception des foyers de cuisson.
Adaptation & résiliance
Le monde connaît déjà des variations de température moyenne, des changements de saisons, une fréquence accrue d’événements météorologiques extrêmes et des phénomènes à évolution lente. Plus le climat évolue rapidement et plus les efforts d’adaptation sont retardés, plus la réponse au changement climatique sera difficile et coûteuse.
L’adaptation désigne les ajustements des systèmes écologiques, sociaux ou économiques en réponse aux stimuli climatiques réels ou attendus et à leurs effets. Elle désigne les changements de processus, de pratiques et de structures visant à atténuer les dommages potentiels ou à tirer parti des opportunités liées au changement climatique. En termes simples, les pays et les communautés doivent élaborer des solutions d’adaptation et mettre en œuvre des actions pour répondre aux impacts actuels et futurs du changement climatique.
Les mesures d’adaptation peuvent prendre de nombreuses formes, selon le contexte spécifique d’une communauté, d’une entreprise, d’une organisation, d’un pays ou d’une région. Il n’existe pas de solution universelle : l’adaptation peut aller de la construction de défenses contre les inondations à la mise en place de systèmes d’alerte précoce pour les cyclones, en passant par le passage à des cultures résistantes à la sécheresse, en passant par la refonte des systèmes de communication, des opérations commerciales et des politiques gouvernementales. De nombreux pays et communautés prennent déjà des mesures pour bâtir des sociétés et des économies résilientes. Cependant, des actions et une ambition accrues seront nécessaires pour gérer les risques de manière rentable, aujourd’hui et demain.
Renforcement des capacités
Le renforcement des capacités est fondamental pour atteindre les objectifs de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et de l’Accord de Paris (article 11) et a été identifié comme une priorité dans les contributions déterminées au niveau national (CDN) des pays. De nombreux pays en développement, en particulier les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement, ont encore des lacunes et des besoins dans ce domaine et ont besoin d’un soutien au renforcement des capacités aux niveaux individuel, institutionnel et systémique.
Financement climatique
Financement climatiqueLe financement climatique désigne les financements locaux, nationaux ou transnationaux, provenant de sources publiques, privées et alternatives, qui visent à soutenir les mesures d’atténuation et d’adaptation visant à lutter contre le changement climatique. La Convention, le Protocole de Kyoto et l’Accord de Paris appellent les Parties disposant de ressources financières plus importantes à apporter une aide financière aux Parties les moins bien loties et les plus vulnérables. Cela reconnaît que la contribution des pays au changement climatique et leur capacité à le prévenir et à faire face à ses conséquences varient considérablement. Le financement climatique est nécessaire pour l’atténuation, car des investissements à grande échelle sont nécessaires pour réduire significativement les émissions. Le financement climatique est tout aussi important pour l’adaptation, car des ressources financières importantes sont nécessaires pour s’adapter aux effets néfastes et réduire les impacts du changement climatique.
Technologies climatiques
Les technologies que nous utilisons pour lutter contre le changement climatique sont appelées technologies climatiques. Elles nous aident à réduire les émissions de gaz à effet de serre, par exemple grâce aux énergies renouvelables. Elles nous aident également à nous adapter aux effets néfastes du changement climatique, par exemple grâce à l’utilisation de cultures résistantes à la sécheresse, de systèmes d’alerte précoce ou de digues. Il existe également des technologies climatiques « douces », telles que les pratiques économes en énergie ou la formation à l’utilisation des équipements.
Qu’est-ce que le transfert de technologie pour soutenir l’action climatique ?
Le développement et le transfert de technologies pour soutenir l’action nationale face au changement climatique ont été un élément essentiel dès le début du processus de la CCNUCC. En 1992, lorsque les pays ont établi la Convention, ils y ont inclus des dispositions spécifiques sur la technologie afin d’atteindre l’objectif ultime de stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre à un niveau empêchant toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique.
Genre
Dans tous les pays, le changement climatique a un impact plus marqué sur les couches de la population qui dépendent le plus des ressources naturelles pour leur subsistance et/ou qui ont le moins de capacités de réaction aux catastrophes naturelles, telles que les sécheresses, les glissements de terrain, les inondations et les ouragans. Les femmes sont généralement plus exposées aux risques et aux conséquences du changement climatique en situation de pauvreté, et la majorité des pauvres dans le monde sont des femmes. Leur participation inégale aux processus décisionnels et au marché du travail aggrave les inégalités et les empêche souvent de contribuer pleinement à la planification, à l’élaboration et à la mise en œuvre des politiques liées au climat.
Transition juste
Français La CMA a décidé, lors de sa quatrième session, d’établir un programme de travail (PT) sur les voies de transition juste pour atteindre les objectifs de l’Accord de Paris énoncés à l’article 2, paragraphe 1, dans le contexte de l’article 2, paragraphe 2. ( Décision 1/CMA.4, par. 52. ) Le programme de travail est mis en œuvre sous la direction de l’Organe subsidiaire de conseil scientifique et technologique et de l’Organe subsidiaire de mise en œuvre par l’intermédiaire d’un groupe de contact conjoint qui se réunira à chacune de leurs sessions, à compter de leur soixantième session (juin 2024).
Français La CMA, à sa quatrième session, a également décidé de convoquer, dans le cadre du programme de travail sur la transition juste, une table ronde ministérielle annuelle de haut niveau sur la transition juste, à compter de sa cinquième session ( Décision 1/CMA.4, par. 52 ).
Mécanismes de marché et les mécanismes non marchands
Lorsque les pays fixent une limite, ou un plafond, aux émissions de gaz à effet de serre, ils créent quelque chose de précieux : le droit d’émettre. Que se passe-t-il si nous appliquons les principes et les règles du marché ? Les pays ou les entreprises qui réduisent leurs émissions en deçà de leur plafond ont quelque chose à vendre, un droit d’émettre non utilisé, mesuré en tonnes d’équivalent CO2. Les pays et les entreprises qui n’atteignent pas leur objectif peuvent acheter ces unités d’une tonne pour compenser le manque à gagner. C’est ce qu’on appelle le système d’échange de quotas d’émission, ou système de plafonnement et d’échange. L’effet net sur l’atmosphère est le même, à condition que les mesures soient précises – c’est-à-dire que chaque unité représente une réduction réelle d’une tonne par rapport au plafond – et que chaque unité ne soit utilisée qu’une seule fois. Cela exige des règles claires et transparentes.