La République Démocratique du Congo (RDC) a soumis en octobre 2021 sa CDN révisée, renforçant ses engagements climatiques dans le cadre de l’Accord de Paris. Elle vise une réduction de 21 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2030 par rapport au scénario de statu quo (BAU), dont 2 % inconditionnelle et 19 % conditionnelle, pour un coût total estimé à 48,68 milliards USD.
La stratégie repose sur 30 mesures d’atténuation réparties entre les secteurs de l’énergie, l’agriculture, la foresterie (AFAT) et les déchets. Ces actions ciblent notamment l’électrification verte, la foresterie communautaire, l’agriculture climato-résiliente et la gestion intégrée des déchets, avec un potentiel de réduction estimé à 650 Mt CO₂e.
Parallèlement, la RDC identifie 52 mesures d’adaptation dans des secteurs clés : foresterie, agriculture, santé, eau, énergie, zone côtière. Ces interventions visent à renforcer la résilience des écosystèmes et des communautés, particulièrement vulnérables face aux aléas climatiques, et s’inscrivent dans le Plan National d’Adaptation (PNA 2022–2026).
Un cadre de Mesure, Notification et Vérification (MNV) sera mis en place pour assurer le suivi des engagements, accompagné d’une gouvernance inclusive intégrant femmes, jeunes et peuples autochtones. Le financement de la mise en œuvre repose en grande partie sur l’appui attendu des partenaires techniques et financiers.
La CDN révisée confirme la volonté de la RDC de devenir un « pays-solution », valorisant son immense capital forestier, son potentiel énergétique renouvelable et sa biodiversité, dans une trajectoire de développement sobre en carbone et résiliente aux changements climatiques.